Le virus Zika : ce qu’il faut savoir


Actuellement, tout le monde s’intéresse au virus Zika. Il faut dire que c’est la première maladie infectieuse depuis la rubéole à pouvoir causer des malformations fœtales généralisées. La situation pourrait devenir une véritable urgence de santé publique, et il est crucial de mieux comprendre ce virus. Mais concentrons-nous d’abord sur les cinq faits suivants, tels qu’ils se présentent actuellement :

  1. Il n’y a aucune certitude que le virus Zika entraîne la microcéphalie chez les fœtus — d’autres agents ou facteurs peuvent entrer en jeu. Selon l’OMS, il faudra encore entre 6 et 9 mois pour se faire une idée plus exacte. C’est la même chose en ce qui concerne la relation potentielle entre le virus Zika et le syndrome de Guillain–Barré, une affection neurologique pouvant entraîner la paralysie.
  2. Selon le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses au University Health Network de Toronto, les moustiques sont – et de loin – le vecteur principal de transmission. Le Dr Bogoch indique aussi qu’il existe dorénavant trois cas répertoriés de transmission par voie sexuelle, dont deux issus d’éclosions antérieures et un autre lié à la flambée actuelle. « On ne peut pas négliger cela [ce mode de transmission], a-t-il déclaré, mais il est peu probable que ce soit le moteur principal de l’épidémie. » Il n’y a donc pas vraiment à craindre de contracter le virus au Canada, car le moustique Aedes aegypti, qui transmet le virus Zika, n’est pas présent au Canada, étant incapable de survivre à notre climat.
  3. Les malaises causés par le virus Zika sont en fait très légers et peuvent sembler découler d’une faible atteinte virale : douleurs musculaires et articulaires, fièvre, éruption cutanée et yeux rougis. Dans 80 % des cas, il n’y a même aucun symptôme, et c’est ce fait qu’il faut garder en tête, et ne pas se sentir rassurés à tort lorsqu’on se rend dans une zone à haut risque.
  4. Le meilleur conseil qu’on puisse donner pour l’instant, c’est demander aux femmes enceintes d’éviter tout voyage dans des zones à risque élevé. Le 5 février 2016, le CDC a de plus émis des directives recommandant aux hommes qui se sont rendus dans des zones à haut risque de s’abstenir d’avoir une activité sexuelle (vaginale, orale ou anale) avec des partenaires enceintes, ou sinon d’utiliser des condoms pour tout le reste de la grossesse. Si le CDC se montre si prudent, c’est qu’on ignore pour l’instant combien de temps le virus peut survivre dans le sperme, même après qu’il n’est plus présent dans le sang.
  5. On ne peut pas se fier aux tests sanguins dans le cas du virus Zika. Selon le CDC, aucun test ne permet actuellement de le détecter avec certitude. Dans un test sanguin, il peut y avoir une réaction croisée avec d’autres virus comme celui de la dengue et celui du virus du Nil occidental. C’est pourquoi la prudence s’impose. Si vous êtes une femme enceinte et que vous vous êtes rendue dans un lieu à haut risque, assurez-vous de parler de votre situation avec un obstétricien ou un gynécologue spécialiste des cas à risque élevé. Si vous êtes un homme qui a voyagé dans des zones à haut risque, présumez que vous avez contracté le virus et prenez les précautions appropriées — surtout si vous avez des rapports avec une femme qui est enceinte ou qui souhaite de le devenir.

Consultez la carte interactive (accessible en anglais seulement) de la Pan American Health Organisation pour voir la répartition des cas confirmés du virus Zika.

 

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